L’hiver est la période de l’année où les plantes prennent une pause bien méritée.
Pendant que les végétaux observent leur dormance, il y a peu de choses à faire à part les surveiller et, si besoin, les protéger (découvrez comment en consultant notre article sur la protection des végétaux contre le froid).
C’est aussi un bon moment pour penser amendement et préparation du sol (du potager, des massifs) pour le printemps et les cultures à venir.
Améliorer le sol : un travail d'hiver
Dès la mi-décembre, il est temps de passer à l’action, avant que les grosses gelées n’arrivent.
C’est le moment parfait pour enrichir le sol avec du compost ou, à défaut, du fumier. Le compost “ouvre” la terre, l’aère et la décompacte, améliorant ainsi sa structure.
Cette “stimulation” organique augmente l’activité biologique du sol, grâce aux micro-organismes qui se chargent de décomposer et de fixer les minéraux et nutriments essentiels.
Utiliser du compost, c’est comme offrir un spa au sol : sa base neutre et douce est idéale pour un amendement efficace.
Le fumier quant à lui mérite un peu plus de précautions mais est loin d’être dépourvu de vertus.
Le compost : un allié de confiance
Avec le compost, dès lors qu’il est employé mûr (découvrez notre guide du compost et du compostage), on peut travailler en toute quiétude.
Contrairement au fumier, le gros apport annuel de compost peut se faire plus tard, à la fin de l’hiver voire début de printemps du fait de son pH stabilisé à maturité entre 7,5 et 8,5.
Il suffit de l’appliquer en surfaçage, sur une épaisseur de 10 à 15 cm, puis d’utiliser une grelinette pour aérer le sol.
Griffe ou rateau peuvent être utilisés pour griffer la première couche de terre.
Une fois cette étape terminée, on veillera à pailler la zone.
Feuilles mortes, miscanthus broyé, paillis de chanvre ou encore engrais vert rabattus en place sont tous des solutions pertinentes.
Cela conservera le sol plus “au chaud” durant les mois les plus froids et contribuera également à parfaire l’amendement du sol.
On n’oubliera pas de “déshabiller” cette zone dès l’arrivée des beaux jours pour permettre à la terre de se réchauffer plus rapidement avant l’arrivée des semis et plantations.
Le fumier : une force à maîtriser
Le fumier, quant à lui, est un peu plus “dynamique” – même si le compost ne manque pas de dynamisme non plus !
Plus acide et “brûlant”, il nécessite tout l’hiver pour être mature et ainsi ne pas endommager vos futures cultures en brûlant les racines et germes. D’où le démarrage des hostilités en décembre dans le cadre d’une utilisation du fumier au jardin : “avec le fumier, patience est mère de sûreté” !
Une fois décomposé, il est riche en azote et potassium, ce qui “booste” littéralement le sol et stimule le développement rapide des plantes.
Appliquez-le en surface et laissez le temps faire son œuvre. Après 4 à 6 semaines, mélangez précautionneusement la terre et le fumier à l’aide d’une triandine ou d’une bêche, sans trop perturber le biotope de votre sol.
Fumier de bovins ou fumier de cheval présentent toutes les qualités requises et répondent aux mêmes critères.
L’hiver est un bon moment pour préparer la terre du jardin et plus précisément du potager pour le printemps.
Avec un peu de compost ou de fumier, et un peu de patience, vous serez prêt.e à accueillir vos premières plantations au bout de trois mois.


